RDC : l'opposition divisée sur le dialogue national, Kabund mobilise l'UE et la bataille pour la Francophonie s'engage
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**Kinshasa, 26 février 2026** – La perspective d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo (RDC) révèle déjà des lignes de fracture au sein de la classe politique, particulièrement dans l’opposition. Alors que l’opposant Martin Fayulu plaide pour une concertation afin de sortir le pays de l’impasse politique et sécuritaire, Seth Kikuni, cadre de la plateforme « Sauvons la RDC », oppose une fin de non-recevoir conditionnelle. Il estime que le moment n’est pas encore venu sans garanties préalables substantielles.
Dans le même temps, l’opposant Jean-Marc Kabund multiplie les appels à la communauté internationale. Il a lancé un pressant message à l’Union européenne pour qu’elle s’implique activement dans la tenue de ce dialogue, considérant son rôle comme crucial pour garantir crédibilité et équité.
**La bataille diplomatique pour la Francophonie**
Sur un autre front diplomatique, la bataille pour le secrétariat général de la Francophonie s’annonce serrée. Kinshasa entend placer son candidat pour contrer la Rwandaise Louise Mushikiwabo, qui brigue un troisième mandat. Les discussions se sont intensifiées lors d’une récente visite du président Félix Tshisekedi chez son homologue français Emmanuel Macron, où le dossier a été abordé avec détermination.
**Débat constitutionnel et justice transitionnelle**
Parallèlement, le débat sur la révision constitutionnelle refait surface, vingt ans après la promulgation de la Constitution de la Troisième République. L’éminent constitutionnaliste et ancien président de l’Assemblée nationale, Évariste Boshab, assume et encourage cette révision, arguant de la nécessité d’adapter le texte fondamental aux réalités actuelles.
Cette dynamique de dialogue et de réforme se heurte cependant à d’autres exigences. Des voix, comme celle de l’opposant Auguy Kalonji, exigent que la justice transitionnelle – via des mécanismes comme une Commission vérité et réconciliation portée par l’évêque Dodo Kamba – précède tout dialogue national. Pour eux, un processus de paix sans reddition de comptes serait une « blanchisserie » politique.
**Lignes rouges et positions tranchées**
Les positions continuent de se durcir sur d’autres sujets sensibles. Jean-Marc Kabund a catégoriquement exclu, lors d’une interview sur France 24, toute possibilité de voir le président Tshisekedi briguer un troisième mandat en 2028. Par ailleurs, la plateforme d’opposition Lamuka a appelé à des sanctions contre le parti Force du progrès, accusé de compromission, illustrant les tensions persistantes.
Alors que certains, comme Jacky Ndala du MRPC, prônent une réconciliation nationale sincère, le paysage politique congolais reste marqué par la méfiance et des agendas divergents, compliquant la recherche d’une sortie de crise consensuelle.
