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Kinshasa : le siège d'Ensemble vandalisé, l'UDPS accusée d'intolérance politique

Manasse
Publié le 24/02/2026 08:55
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Kinshasa : le siège d'Ensemble vandalisé, l'UDPS accusée d'intolérance politique

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Kinshasa, 24 février 2026 – La nuit dernière, le siège de la fédération Tshangu du parti Ensemble pour la République, situé dans le quartier de Kimbanseke à Kinshasa, a été la cible d'actes de vandalisme. Cet incident, survenu dans la discrétion des heures tardives, dépasse le simple fait divers pour mettre en lumière les tensions politiques qui semblent s'exacerber en périphérie de la capitale.

La coordination provinciale du parti de Moïse Katumbi attribue formellement ces dégradations à des éléments proches de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Mike Mukebayi Nkoso, coordonnateur provincial d'Ensemble, a pointé du doigt la « Force du progrès », une structure satellite de l'UDPS, dénonçant un acte d'« intolérance politique ». Selon son récit, une simple banderole à l'effigie de Moïse Katumbi aurait suffi à déclencher une opération nocturne visant à effacer ce symbole et à saccager les locaux.

Mukebayi Nkoso a également fustigé « l'indifférence et la passivité de la police sur place », une inaction qu'il qualifie de complicité par omission. Il a dressé un constat sévère de l'ère Tshisekedi, accusant le président de « laisser prospérer l'intolérance dans la capitale ». Brandissant la menace d'une insécurité généralisée pour les opposants, il a annoncé une tournée auprès des chancelleries pour internationaliser le conflit, cherchant ainsi à transformer cet incident en baromètre de la régression démocratique sous le régime en place.

En réponse, l'UDPS, par la voix de Gustave Lutumba, cadre du parti, a catégoriquement rejeté les accusations. Lutumba a affirmé que les auteurs n'étaient pas membres de la Force du progrès et a suggéré que l'opposition « chercherait plutôt à tirer profit de tels incidents pour accentuer la tension politique en vue d'un éventuel dialogue ». Cette réposition révèle les coulisses de la bataille narrative, où chaque camp instrumentalise l'événement : l'un pour dénoncer un climat de terreur, l'autre pour peindre l'adversaire comme un manipulateur.

Au-delà de l'échange accusatoire, cet épisode pose des questions fondamentales sur l'état de la démocratie congolaise. La violence, même symbolique, contre un local politique d'opposition, interroge sur le climat régnant dans la capitale et sur les limites de la rivalité entre formations politiques.

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