Franc congolais : Tshisekedi alerte sur un risque de dépréciation et exige une discipline budgétaire renforcée
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Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a tiré la sonnette d'alarme sur la santé économique du pays. Lors de la 74e réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 9 janvier 2026, il a appelé à une vigilance « accrue » face aux risques pesant sur le franc congolais (CDF).
Si la monnaie nationale s'est appréciée depuis septembre 2025, les projections officielles intégrées à la loi de finances 2026 anticipent un risque de dépréciation à l'horizon de la fin de l'année 2026. Face à ce signal, le chef de l'État a recentré les priorités du gouvernement sur une discipline budgétaire sans faille.
« Cette situation appelle une vigilance accrue ainsi qu'une action gouvernementale rigoureusement coordonnée », a déclaré le président Tshisekedi, selon le compte rendu lu par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya. Il a insisté sur la nécessité de « renforcer strictement la discipline des finances publiques ».
Pour le président, le levier d'action immédiat et crédible est la rationalisation des dépenses. Cela implique, selon ses termes, « une allocation plus efficiente des ressources fondée sur l'élimination des dépenses non prioritaires ou insuffisamment justifiées ». L'objectif est de préserver les équilibres macroéconomiques du pays.
Dans un souci de transparence et d'efficacité, Félix Tshisekedi a donné une instruction claire à la Première ministre, Judith Suminwa. Elle a un délai de 15 jours pour lui transmettre un rapport « précis et documenté » sur l'état d'avancement du processus de rationalisation des dépenses. Ce document devra détailler les mesures déjà appliquées et leurs effets attendus à court terme.
Cette démarche vise à instaurer une gouvernance économique plus rigoureuse et à renforcer la crédibilité de l'action publique. Le président a également souligné l'importance d'« une communication institutionnelle cohérente et responsable » en matière de politique économique pour maintenir la confiance des acteurs nationaux et internationaux.
La réunion du Conseil des ministres s'est tenue à la Cité de l'Union africaine, marquant la détermination de l'exécutif à anticiper les risques identifiés dans le cadrage macroéconomique pour l'année 2026.
